25.03.2007

Revenus et logement

Certains candidats affirment vouloir porter le SMIC à 1500 € par mois, brut ou net (toujours de la surenchère), mais ce n'est pas à mon avis une solution, car tout suivra en France, sauf la compétitivité des entreprises françaises.
Le point dur n'est pas vraiment le panier de la ménagère, mais surtout le cout du logement.

Il faut faire baisser ce cout pour qu'un smicard puisse se loger dans des conditions convenables. Les propriétaires bailleurs, quoiqu'on en dise, clés du succès, ne sont pas toujours fanas de louer leurs logements, peur de ne pas être payés !

Il faudrait être plus rigoureux vis à vis des locataires indélicats, remplacer la caution par une assurance pour impayés ou dégradations. En revanche, il est indispensable d'avoir une régulation des loyers, l'objectif étant d'avoir une modération de ceux ci. Cela implique une stabilité, voire une baisse des prix de l'immobilier, mieux vaut une baisse contrôlée, qu'une implosion !

Il faut inciter la construction de logements, sociaux avec les bailleurs institutionnels et avec le secteur privé, peut être avec des incitations fiscales plus fortes qu'aujourd'hui. Augmenter l'offre de logements devrait être le leitmotiv des candidats.

Un retraité, assuré d'un loyer stable, ou, mieux propriétaire de son logement a moins peur du niveau de sa retraite.  

Commentaires

Pourquoi les propriétaires bailleurs préfèrent-ils garder les logements vides de locataires ?
Il y a deux raisons légales à cela :
La loi Besson qui protège les locataires que l'on n'a pas le droit d'expulser en période hivernale, même s'ils ont 6 mois d'impayés de loyers et de charges,
L'autre raison, le nouveau code de procédure pénale qui dit que si la personne ne se présente pas au tribunal, l'affaire n'est pas jugée. Inutile de dire que le système fonctionne très bien, alors le propriétaire, faute de pouvoir expulser son locataire est obligé de vendre ses propres biens, car seul ce biais lui permet de se débarrasser des locataires mauvais payeurs.
Que dire des petits retraités qui attendent après ces loyers pour compléter leur retraite ? En plus de ne pas encaisser les loyers, ils doivent s'acquitter des charges de copropriétés parfois très lourdes si l'immeuble est pourvu d'ascenseur et de chauffage colllectif.
Il faut attendre deux mois de loyers impayés pour saisir la Caisse d'allocations familiales si le locataire est allocataire, faire l'avance des frais de justice, huissier, avocats..
Si enfin on parvient à obtenir l'expulsion par le tribunal et que le préfet s'y oppose, alors c'est lui qui doit payer (c'est rare). Tout ceci demande des avances de fonds dont le propriétaire ne dispose pas toujours, du temps, et en fin de compte, bien des tracas.
Peut être que s'il y avait une moindre protection des locataires et un peu plus de protection des propriétaires, il y aurait plus de logements sur le marché locatif.
Par ailleurs, en ce qui concerne le niveau des loyers, il est scandaleux de louer un studio de 15 m² à 450 € par mois. Ces pratiques devraient être lourdement sanctionnées en particulier par une pression fiscale sur les loyers qui se doit d'être dissuasive.

Ecrit par : Candide | 26.03.2007

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