26.10.2009

Eric Besson

Le ministre de l'immigration souhaite une réflexion sur l'identité nationale, parfait, marseillaise, instruction civique, très bien ! civilité ce ne serait pas mal, mais parait il ce n'est pas lié !

Cette réflexion ira-t-elle jusqu'à la remise en cause du dogme droit du sol ? C'est le fondement même de l'identité nationale ! Un zèbre né sur le territoire des lions est-il un lion ?

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C'est une question qui me renvoie à ce texte d'Ernest Renan.
Qu'est-ce qu'une nation ?
par Ernest Renan Conférence faite en Sorbonne, le 11 mars 1882
Je me propose d'analyser avec vous une idée, claire en apparence, mais qui prête aux plus dangereux malentendus. Les formes de la société humaine sont des plus variées. Les grandes agglomérations d'hommes à la façon de la Chine, de l'Égypte, de la plus ancienne Babylonie ; - la tribu à la façon des Hébreux, des Arabes ; - la cité à la façon d'Athènes et de Sparte ; - les réunions de pays divers à la manière de l'Empire carlovingien ; - les communautés sans patrie, maintenues par le lien religieux, comme sont celles des israélites, des parsis ; - les nations comme la France, l'Angleterre et la plupart des modernes autonomies européennes ; - les confédérations à la façon de la Suisse, de l'Amérique ; - des parentés comme celles que la race, ou plutôt la langue, établit entre les différentes branches de Germains, les différentes branches de Slaves ; - voilà des modes de groupements qui tous existent, ou bien ont existé, et qu'on ne saurait confondre les uns avec les autres sans les plus sérieux inconvénients. À l'époque de la Révolution française, on croyait que les institutions de petites villes indépendantes, telles que Sparte et Rome, pouvaient s'appliquer à nos grandes nations de trente à quarante millions d'âmes. De nos jours, on commet une erreur plus grave : on confond la race avec la nation, et l'on attribue à des groupes ethnographiques ou plutôt linguistiques une souveraineté analogue à celle des peuples réellement existants. Tâchons d'arriver à quelque précision en ces questions difficiles, où la moindre confusion sur le sens des mots, à l'origine du raisonnement, peut produire à la fin les plus funestes erreurs. Ce que nous allons faire est délicat ; c'est presque de la vivisection ; nous allons traiter les vivants comme d'ordinaire on traite les morts. Nous y mettrons la froideur, l'impartialité la plus absolue.

J'ai en effet l'impression d'une grande confusion.
La définition d'un pays est un territoire, l'unité de langues, un chef (Roi, dictateur..). La nation est le sentiment d'appartenir à ce groupe d'hommes et de femmes qui habitent ce pays. Les moyens de transport, la misère dans les pays étrangers, font qu'il est relativement facile de quitter son pays pour aller s'installer ailleurs en espérant y trouver l'Eldorado. Jusque là, je comprends parfaitement. Là où je suis plus gênée, c'est, lorsqu'on arrive en France, qu'on exige d'y vivre comme on vivait dans son pays. Je pense en particulier à l'Afrique, pays où la structure de la population est très différente de la notre, le climat fait que le comportement en Afrique ne peut pas être le même qu'en France, et la religion ; L'Afrique est très majoritairement musulmane. Certes, les femmes ne sont pas voilées au Sénégal ni à ma connaissance dans les pays d'Afrique noire, mais l'Islam est très présent et les coutumes ancestrales encore plus. Nous avons une culture judéo-chrétienne, une discipline, une relative morale et le respect de notre prochain. Tout nous oppose, sauf les valeurs humaines et l'intelligence qu'ils ont tout autant que nous. Devant les dérives auxquelles on assite, il faut remettre les pendules à l'heure. Quand on vit en France, on s'habille de préférence comme les français, on parle français avec ses enfants, c'est le meilleur moyen de les aider, ce serait sans doute trop demander que les enfants nés en France portent obligatoirement le premier prénom français, que la justice soit le même pour les français et pour les étrangers, quelle que soit la sanction. Il est en effet inacceptable de brûler les voitures chaque fois qu'un jeune est pris en flagrant délit de turpitude. Ces comportements sont contraires à la bonne entente entre les peuples, et ne facilitent pas l' intégration des étrangers. Toutes les excuses qu'on pourrait leur trouver n'empêchent pas que lorsqu'on a eu la chance d'être accueilli dans un pays étranger, le moins qu'on puisse faire, c'est de respecter ce pays d'accueil et ses habitants. Si la mosaïque est enrichissante, il n'empêche que nous tenons à notre culture, et je pense que nul ne souhaite être obligé un jour d'en changer parceque nous n'aurons pas sû préserver notre nation.

Ecrit par : candide | 26.10.2009

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